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Recouvrement de créances en Nouvelle-Zélande

La procédure de recouvrement de créances en Nouvelle-Zélande commence par une analyse des indicateurs financiers du débiteur, de son domaine d’activité, de l’historique de l’entreprise, de la disponibilité de preuves documentaires de la dette, des affaires judiciaires et des procédures d’exécution en cours, et de la possibilité de contester la dette. Cette analyse constitue la stratégie qui sera utilisée pour recouvrer la créance.

Si le débiteur n’a pas d’affaires judiciaires en cours ou de jugements en suspens concernant le recouvrement de la dette et qu’il est activement engagé dans ses affaires, il est conseillé de passer à l’étape du recouvrement extrajudiciaire informel de la dette.

Cette étape implique des négociations actives avec le débiteur pour parvenir à un accord sur le paiement des créances du créancier ou sur d’autres options de règlement possibles (par exemple, la restitution des biens, le transfert de la dette à un tiers, l’échange de services ou de biens). 

L’engagement avec le débiteur commence immédiatement après l’envoi de l’avis par la poste, par courriel, par téléphone ou par messager. Ce processus implique une communication intensive avec le débiteur afin d’exercer une pression constante. L’objectif principal est de contacter les principaux décideurs afin d’obtenir le recouvrement le plus rapide possible de la dette.

La durée moyenne d’un recouvrement informel non judiciaire est de 60 jours (sauf si des versements échelonnés sont convenus). Si cette étape ne donne pas les résultats escomptés ou si l’analyse initiale s’avère inapplicable, il est nécessaire de procéder au recouvrement judiciaire.

Avant d’engager une action en justice, vous devez faire attention au délai de prescription. Le délai de prescription est de 6 ans. Le délai de prescription est interrompu si le débiteur reconnaît la dette, par exemple par une reconnaissance écrite ou le paiement partiel de la dette ou des intérêts. Après l’interruption, le délai de prescription recommence à compter.

La loi néo-zélandaise prévoit le recouvrement judiciaire des créances dans le cadre d’un procès raccourci, simplifié et complet.

Les tribunaux de première instance sont les tribunaux de district et les tribunaux des Haute Cour. Les tribunaux de district sont compétents pour connaître des affaires de recouvrement de créances allant jusqu’à 350 000 $. Les cas dans lesquels le montant de la réclamation est supérieur sont soumis à l’examen des Hautes Cours.

Le recouvrement judiciaire de créances s’effectue par la présentation d’une déclaration de créance au greffe du tribunal, après quoi le tribunal vérifie la conformité de la créance et des documents qui y sont joints avec les exigences de la législation procédurale et décide d’ouvrir une procédure judiciaire. Si le demandeur n’est pas un résident néo-zélandais, le tribunal peut ordonner au demandeur de fournir une garantie pour les frais s’il l’estime approprié compte tenu de toutes les circonstances de l’affaire. Le montant de la somme est déterminé à la discrétion du juge.

S’il existe des motifs raisonnables de soupçonner que le défendeur a l’intention de quitter la Nouvelle-Zélande dans le but d’éviter le paiement du montant requis, le tribunal peut, à la demande du créancier, placer le débiteur en détention. Dans un tel cas, le tribunal peut exiger une garantie de 10 000 $ du créancier pour fournir une éventuelle indemnisation au défendeur si la réclamation du demandeur est refusée.

Dès réception d’une copie de la réclamation et de l’avis d’ouverture de la procédure judiciaire, le défendeur disposera de 25 jours ouvrables pour déposer une réponse à la déclaration (si le défendeur est situé en dehors de la Nouvelle-Zélande, le délai est de 30 jours ouvrables). En réponse à une réclamation, le défendeur doit soit admettre, soit nier les faits énoncés dans la déclaration, mais le défendeur n’est pas tenu de répondre aux allégations qui ne le concernent pas. La réfutation du fait énoncé dans la déclaration ne doit pas être évasive. La réponse doit être donnée sur le fond. Une allégation non réfutée par le prévenu est considérée comme admise.

Une fois la réponse à la réclamation reçue ou le délai de dépôt de la réclamation expiré, le tribunal fixera la première audience de gestion de l’affaire. Le but de la réunion de gestion de cas est de fournir au juge l’occasion d’aider les parties à : identifier, définir et clarifier les questions nécessitant une résolution judiciaire ; et déterminer les mesures à prendre pour préparer l’affaire en vue d’une audience ou d’un procès ; et veiller à ce que les frais de procédure soient proportionnés à l’objet de la procédure.

Selon les circonstances de l’affaire, après la première audience, le tribunal peut fixer une audience de règlement pour donner aux parties à la procédure la possibilité de s’entendre sur un règlement de la réclamation ou de toute question. Si le tribunal estime que les parties ne parviennent pas à parvenir à un règlement, il fixera une deuxième audience de gestion de l’affaire. Une fois les objectifs de l’audience de gestion de l’affaire atteints, le tribunal approuvera une manière efficace de conduire l’audience ou le procès en rapport avec l’objet de l’affaire.

Les modes de procédure disponibles dans un procès sont les suivants : procès abrégé, procès sommaire, procès complet.

Les procédures abrégées concernent les demandes pour lesquelles : l’affaire peut être traitée rapidement, les questions sont relativement peu complexes ou le montant en jeu est modeste, et la durée du procès ne devrait pas dépasser un jour. Un procès sommaire concerne les demandes pour lesquelles le tribunal estime qu’une ou plusieurs des conditions suivantes s’appliquent : l’audience ne dépassera probablement pas trois jours, les questions sont quelque peu complexes, le montant en jeu est plus que modeste et un ou plusieurs experts témoigneront. Dans tous les autres cas, le tribunal tiendra un procès complet.

Au cours du procès, le tribunal évalue les preuves des parties, les mémoires déposés puis prend une décision dans le délai qu’il fixe. Les dettes judiciaires sont soumises à des intérêts conformément aux dispositions de la Loi sur les intérêts des créances monétaires.

La décision du tribunal de district peut faire l’objet d’un appel devant la Haute Cour. Un appel ne peut être interjeté si, avant la décision du tribunal, toutes les parties à la procédure ont convenu par écrit que la décision du tribunal de district n’est pas susceptible d’appel. La décision de la Haute Cour peut faire l’objet d’un appel devant la Cour d’appel. Le délai d’appel est de 20 jours ouvrables à compter de la date de la décision faisant l’objet de l’appel. Si le recours nécessite un permis d’appel, le délai d’obtention du permis est de 20 jours ouvrables à compter de la date de la décision faisant l’objet du recours et le délai d’introduction du recours est de 20 jours ouvrables à compter de la date d’octroi du permis. La décision de la Cour d’appel entre en vigueur dès qu’elle est rendue. Si la décision de la Cour d’appel soulève des questions juridiques importantes, la partie intéressée peut demander l’autorisation de faire appel auprès de la Cour suprême de Nouvelle-Zélande dans les 20 jours ouvrables suivant la date de la décision dont l’appelant souhaite faire appel. Ni la demande d’autorisation d’appel ni l’octroi de l’autorisation ne peuvent justifier la suspension de la décision attaquée. La décision de la Cour suprême n’est pas susceptible d’appel supplémentaire.

Après l’entrée en vigueur du jugement, le créancier doit engager une procédure d’exécution. Une décision de justice rendue il y a plus de 6 ans n’est exécutoire que si : le juge donne son autorisation ; ou dans les 12 mois précédant immédiatement le début de la procédure d’exécution, un paiement a été effectué au tribunal ou au créancier judiciaire. Dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice, les créances du créancier peuvent être satisfaites par la saisie et l’annulation des fonds sur les comptes du débiteur ; saisie des biens meubles et immeubles du débiteur avec leur vente ultérieure ; arrestation et confiscation de titres ; arrestation et confiscation des actions de la société. Si la possibilité d’exécuter l’ordonnance de saisie des biens du débiteur est perdue du fait de la faute de l’huissier, le tribunal peut obliger l’huissier à indemniser le créancier des pertes.

Une autre option pour le recouvrement des créances consiste à recourir à une procédure de faillite. Un créancier peut déclarer faillite si : le débiteur doit au créancier 1 000 $ ou plus ; et le débiteur a commis un acte de faillite dans les 3 mois précédant le dépôt de la demande ; et la dette est exigible soit immédiatement, soit à une date ultérieure spécifiée. Le débiteur commet un acte de faillite, notamment : s’il vend en Nouvelle-Zélande ou ailleurs la totalité ou la quasi-totalité de ses biens ; donne la préférence à un créancier par rapport aux autres créanciers ; a quitté ou tente de quitter la Nouvelle-Zélande ; informe l’un de ses créanciers qu’elle a suspendu ou entend suspendre le paiement de ses dettes. A ce stade, si les actifs du débiteur sont insuffisants pour satisfaire pleinement les créances des créanciers, il est possible d’annuler les transactions du débiteur qui ont été réalisées dans le but de frauder les créanciers. Parmi ces transactions, il faut souligner notamment : une transaction insolvable ; charge insolvable; cadeau invalide ; transaction à prix réduit ; la contribution d’un débiteur aux biens d’autrui. L’annulation de telles transactions est autorisée si elles ont été réalisées dans les 6 mois, 2 ans ou 5 ans (le délai dépend des circonstances) avant l’ouverture de la procédure de faillite. Grâce à l’annulation de telles transactions, il est possible de restituer au débiteur ce qu’il a perdu lors de ces transactions et d’augmenter ainsi la masse de liquidation pour satisfaire les créances des créanciers et couvrir les frais de mise en œuvre de la procédure de faillite.

Si vous avez des questions ou avez besoin d’aide en matière de recouvrement de créances internationales en Nouvelle-Zélande, notre société est prête à vous fournir notre assistance experte pour résoudre efficacement votre problème financier. Contactez-nous pour recevoir des informations supplémentaires et un soutien professionnel de nos spécialistes.

25.09.2024
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