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La procédure de recouvrement de créances au Soudan du Sud commence par une analyse des indicateurs financiers du débiteur, de son domaine d’activité, de l’historique de l’entreprise, de la disponibilité de preuves documentaires de la dette, des affaires judiciaires et des procédures d’exécution en cours, et de la possibilité de contester la dette. Cette analyse constitue la stratégie qui sera utilisée pour recouvrer la créance.
Si le débiteur n’a pas d’affaires judiciaires en cours ou de jugements en suspens concernant le recouvrement de la dette et qu’il est activement engagé dans ses affaires, il est conseillé de passer à l’étape du recouvrement extrajudiciaire informel de la dette.
Cette étape implique des négociations actives avec le débiteur pour parvenir à un accord sur le paiement des créances du créancier ou sur d’autres options de règlement possibles (par exemple, la restitution des biens, le transfert de la dette à un tiers, l’échange de services ou de biens).
L’engagement avec le débiteur commence immédiatement après l’envoi de l’avis par la poste, par courriel, par téléphone ou par messager. Ce processus implique une communication intensive avec le débiteur afin d’exercer une pression constante. L’objectif principal est de contacter les principaux décideurs afin d’obtenir le recouvrement le plus rapide possible de la dette.
La durée moyenne d’un recouvrement informel non judiciaire est de 60 jours (sauf si des versements échelonnés sont convenus). Si cette étape ne donne pas les résultats escomptés ou si l’analyse initiale s’avère inapplicable, il est nécessaire de procéder au recouvrement judiciaire.
Il n’y a pas de délai de prescription au Soudan du Sud, le recouvrement légal des créances peut donc être initié à tout moment, quel que soit l’âge de la dette.
La législation du Sud-Soudan prévoit le recouvrement judiciaire d’une dette dans le cadre d’une procédure judiciaire ordinaire.
Les tribunaux de première instance sont le tribunal de Payama (qui est autorisé à connaître des affaires dont la valeur de la réclamation ne dépasse pas 500 livres sud-soudanaises), ainsi que les tribunaux de district et les tribunaux de grande instance, qui sont autorisés à connaître de toute affaire, quelle que soit la valeur de l’affaire la réclamation.
La procédure judiciaire habituelle commence par le dépôt d’une déclaration auprès du tribunal, après quoi le tribunal vérifie la conformité de la demande avec les exigences du droit procédural. Si la demande ne contient aucun commentaire, le tribunal décide d’accepter la demande et ordonne au créancier de payer les frais de justice dans un délai de 7 jours. Après paiement des frais de justice, le tribunal délivre une assignation contenant un exposé précis du motif d’action et du montant de la dette réclamée, et ordonne également au défendeur de comparaître et de répondre à une date, une heure et un lieu déterminés.
A la date fixée pour l’audience, les parties doivent se présenter au tribunal en personne ou par l’intermédiaire de leurs avocats. Si le défendeur ne comparaît pas, le tribunal doit soit poursuivre l’affaire en son absence, à condition que des preuves suffisantes soient présentées pour démontrer que la citation a été régulièrement signifiée, soit s’il est démontré que la citation n’a pas été régulièrement signifiée, le Le tribunal ajourne l’affaire et ordonne d’émettre et de signifier au défendeur une deuxième citation.
Lors de la première audience de l’affaire, ou à tout moment ultérieur au cours duquel l’affaire est ajournée, le tribunal doit interroger les parties pour déterminer sur quelles questions de droit ou de fait les parties sont en désaccord. Le tribunal peut, au lieu d’interroger les parties, leur demander de présenter des déclarations écrites.
Sur la base de l’interrogatoire des parties et de leurs déclarations, le tribunal doit formuler et enregistrer : les faits sur lesquels les parties se sont mises d’accord ; les questions de droit ou de fait sur lesquelles les parties sont en désaccord ; une liste de preuves que les parties entendent présenter pour établir les faits contestés. Le tribunal n’est pas obligé de formuler et d’enregistrer des questions si le défendeur n’a pas présenté sa défense.
Si le défendeur ne fait pas opposition à l’action, le tribunal peut, après avoir recueilli des preuves à l’appui des prétentions du demandeur, rendre un jugement contre le défendeur ou rendre tout autre jugement qu’il juge approprié dans l’affaire.
Le jour fixé pour l’audition de l’affaire, le tribunal entend les positions des parties et examine les preuves à l’appui des questions en litige que les parties doivent prouver. Après avoir examiné les questions en litige, le tribunal doit immédiatement ou dans un délai court et raisonnable prendre une décision finale.
Dans son jugement, le tribunal peut ordonner le paiement d’intérêts sur le montant principal de la dette à compter de la date d’ouverture de la procédure jusqu’à la date de paiement ou toute autre date que le tribunal juge appropriée. Le taux d’intérêt ne peut excéder le taux de base fixé par la Banque du Sud Soudan, majoré de cinq points de base.
La décision du tribunal de Payam peut faire l’objet d’un appel devant le tribunal de district, et la décision du tribunal de district peut faire l’objet d’un appel devant la Haute Cour. Une décision de la Haute Cour peut faire l’objet d’un appel devant la Cour d’appel, et les décisions de la Cour d’appel peuvent faire l’objet d’un appel devant la Cour suprême du Soudan du Sud. Le délai de recours est de 15 jours à compter de la date de notification de la décision. La décision de la Cour suprême est définitive et sans appel.
Après l’entrée en vigueur de la décision de justice, le créancier doit engager une procédure d’exécution. Dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice, les créances du créancier peuvent être satisfaites par la saisie et l’annulation des fonds sur les comptes du débiteur ; saisie des biens meubles et immeubles du débiteur avec leur vente ultérieure ; arrestation et confiscation des titres.
Une autre option pour le recouvrement des créances est la procédure de faillite du débiteur. Le créancier a le droit d’engager cette procédure si le débiteur n’est pas en mesure de payer ses dettes. Conformément à la loi sur l’insolvabilité du Soudan du Sud, un débiteur est considéré comme incapable de payer ses dettes si : 1) le débiteur n’a pas respecté une obligation légale ; 2) la procédure d’exécution contre le débiteur en vertu de la décision de justice n’a pas été satisfaite en tout ou en partie ; ou 3) la totalité ou la quasi-totalité des biens du débiteur est en possession ou sous le contrôle d’un huissier ou d’une autre personne détenant un privilège sur ces biens. A ce stade, si les actifs du débiteur ne suffisent pas à satisfaire pleinement les créances des créanciers, il est possible d’annuler les opérations du débiteur réalisées dans l’intention de causer un préjudice aux créanciers. Ces transactions ou actions devraient inclure, entre autres : les transactions à une valeur sous-évaluée ; les transactions prévoyant ou créant une charge sur tout bien du débiteur au titre d’une dette préexistante ; les transactions relatives à tout actif du débiteur effectuées avec des personnes liées dans le but de placer les actifs hors de portée des créanciers ; les transactions favorisant un créancier au détriment d’un autre. Les transactions susmentionnées peuvent être considérées comme non valables si elles ont été effectuées dans l’année précédant la date d’ouverture de la procédure de faillite. L’annulation des transactions susmentionnées permet de restituer au débiteur ce dont il a été privé du fait de ces transactions et d’augmenter la masse de liquidation pour satisfaire les créances des créanciers et couvrir les coûts de mise en œuvre de la procédure de faillite.
Si vous avez des questions ou avez besoin d’aide en matière de recouvrement de créances internationales au Soudan du Sud, notre société est prête à vous fournir notre assistance experte pour résoudre efficacement votre problème financier. Contactez-nous pour recevoir des informations supplémentaires et un soutien professionnel de nos spécialistes.
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