Discutons de votre cas
Nous analyserons et ferons des recommandations
La procédure de recouvrement de créances au Luxembourg commence par une analyse des indicateurs financiers du débiteur, de son domaine d’activité, de l’historique de l’entreprise, de la disponibilité de preuves documentaires de la dette, des affaires judiciaires et des procédures d’exécution en cours, et de la possibilité de contester la dette. Cette analyse constitue la stratégie qui sera utilisée pour recouvrer la créance.
Si le débiteur n’a pas d’affaires judiciaires en cours ou de jugements en suspens concernant le recouvrement de la dette et qu’il est activement engagé dans ses affaires, il est conseillé de passer à l’étape du recouvrement extrajudiciaire informel de la dette.
Cette étape implique des négociations actives avec le débiteur pour parvenir à un accord sur le paiement des créances du créancier ou sur d’autres options de règlement possibles (par exemple, la restitution des biens, le transfert de la dette à un tiers, l’échange de services ou de biens).
L’engagement avec le débiteur commence immédiatement après l’envoi de l’avis par la poste, par courriel, par téléphone ou par messager. Ce processus implique une communication intensive avec le débiteur afin d’exercer une pression constante. L’objectif principal est de contacter les principaux décideurs afin d’obtenir le recouvrement le plus rapide possible de la dette.
La durée moyenne d’un recouvrement informel non judiciaire est de 60 jours (sauf si des versements échelonnés sont convenus). Si cette étape ne donne pas les résultats escomptés ou si l’analyse initiale s’avère inapplicable, il est nécessaire de procéder au recouvrement judiciaire.
Avant d’engager une action en justice, vous devez faire attention au délai de prescription. Le délai de prescription pour les litiges civils est de 30 ans et de 10 ans pour les litiges commerciaux. La législation ne prévoit pas la possibilité de modifier les délais de prescription précisés par accord des parties. Les conséquences du non-respect du délai de prescription ne sont appliquées par le tribunal que si le défendeur le déclare. Le délai de prescription est interrompu si le débiteur reconnaît la dette, par exemple une reconnaissance écrite de la dette. Après l’interruption, le délai de prescription recommence à compter.
Le droit luxembourgeois prévoit le recouvrement judiciaire des créances sous la forme d’une procédure générale et par l’émission d’un ordre de paiement.
La procédure judiciaire générale se déroule par le dépôt d’une assignation au tribunal pour convoquer le défendeur, après quoi le tribunal convoque le défendeur et prépare l’examen du litige. A compter de la date de réception de la citation, le défendeur dispose d’un délai de 15 jours pour désigner un avocat (dans les affaires commerciales entendues par les tribunaux de district, la désignation d’un avocat n’est pas obligatoire). L’échange d’objections et de documents s’effectue uniquement par l’intermédiaire des avocats des parties. Des copies de ces documents sont transférées au greffe du tribunal avec accusé de réception à la partie adverse. A cet égard, après que le défendeur a désigné son avocat, il est tenu d’en informer l’avocat du demandeur. Avant de finaliser l’échange de documents et d’objections, les parties fournissent au tribunal les conclusions définitives selon lesquelles leur litige sera examiné. A défaut, ils sont réputés y avoir renoncé et le tribunal ne statuera que sur la base des dernières objections déposées. La disposition relative aux conclusions finales ne s’applique pas à la préparation simplifiée.
Il convient de rappeler que, à la demande du défendeur, le demandeur est tenu de fournir des garanties pour le paiement des frais et des dommages en cas de réclamation illégale. Les garanties ci-dessus ne sont pas accordées aux demandeurs qui sont domiciliés ou résident sur le territoire d’un État membre du Conseil de l’Europe ou État avec lequel le Luxembourg est lié par une convention internationale prévoyant une exemption de cette garantie.
Après avoir reçu les conclusions définitives, le président du tribunal fixe le jour et l’heure de l’examen de l’affaire. Au jour fixé, l’affaire doit être transmise au président de la chambre pour la nomination d’un magistrat chargé d’instruire l’affaire. Le juge fixe progressivement les délais nécessaires à l’instruction de l’affaire, en tenant compte de la nature, de l’urgence et de la complexité de l’affaire et après avoir pris l’avis des avocats. Une fois l’instruction terminée, le juge déclare l’enquête close et la transmet au président de la chambre pour organiser l’examen ultérieur de l’affaire devant le tribunal.
Pour les cas où la valeur des réclamations n’excède pas 100 000 euros et dans lesquels un seul demandeur et un seul défendeur sont impliqués, une préparation simplifiée du dossier pour examen est prévue.
Au plus tard huit jours avant le début de l’audience prévue pour l’examen des plaidoiries, les avocats des parties doivent informer par écrit le tribunal près lequel l’affaire est pendante de leur intention de conduire l’affaire. A défaut, les parties seront réputées avoir établi leur cause lors de l’audience orale et leurs conseils seront dispensés de comparaître à l’audience prévue à cet effet. Après avoir examiné le débat, le tribunal rend une décision qui entre en vigueur après l’expiration du délai de recours.
Les litiges allant jusqu’à 15 000 euros sont examinés par les tribunaux d’instance. Si le montant de la réclamation dépasse 15 000 euros, l’affaire doit être entendue devant le tribunal de district instance. La décision du tribunal d’instance peut faire l’objet d’un appel devant le tribunal de district et la décision du tribunal de district devant la Haute Cour. Le recours doit être formé dans les quarante jours à compter de la signification de la décision. Au stade de l’appel, seuls les avocats ont le droit de représenter les parties et de prendre des décisions en leur nom. Le dépôt d’un recours suspend l’entrée en vigueur et l’exécution de la décision contestée. À la suite de l’examen de l’appel, la cour d’appel rend une décision qui entre en vigueur dès son annonce.
La procédure d’émission d’un ordre de paiement est applicable aux demandes d’encaissement d’une somme d’argent n’excédant pas 15 000 euros. Pour mettre en œuvre cette procédure, vous devez introduire une demande auprès du magistrat accompagnée des documents confirmant la dette. Si la demande paraît justifiée au magistrat, il délivre une injonction de payer conditionnelle exigeant le paiement de la dette et la remet au débiteur. À compter de la délivrance de l’ordre de paiement, le débiteur dispose d’un délai de 30 jours pour faire opposition. Une opposition formée dans le délai prescrit sur tout ou partie de la créance suspend la procédure d’exécution de l’ordre de paiement. En cas de litige, chaque partie a le droit de demander une audience. Si, à l’issue du débat à l’audience, l’objection du défendeur est considérée comme justifiée, le magistrat le constatera dans une décision motivée et déclarera que l’ordre de paiement conditionnel émis par lui est considéré comme invalide. Si le juge décide que l’opposition n’est pas justifiée, l’injonction de payer devient une décision définitive et sujette à exécution. En l’absence de contestation et passé le délai de trente jours imparti au débiteur pour faire opposition, le créancier peut demander l’exécution de l’injonction de payer conditionnelle. Le magistrat examine une telle demande du créancier et, après avoir vérifié le respect de la procédure établie, prend une décision définitive. Une fois qu’un ordre de payer a acquis force exécutoire, il peut être soumis à l’exécution dans un délai de six mois. Après l’expiration du délai imparti, l’ordre de paiement est considéré comme invalide.
Après l’entrée en vigueur du jugement, le créancier doit engager une procédure d’exécution. Dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice, les créances du créancier peuvent être satisfaites par la saisie et l’annulation des fonds sur les comptes du débiteur ; saisie des biens meubles et immeubles du débiteur avec leur vente ultérieure ; saisie et vente de titres; arrestation et confiscation des actions de la société ; confiscation des fruits (six semaines avant la maturation normale) ; l’arrestation et la confiscation des biens du débiteur qui sont en possession de tiers.
Si le débiteur présente des signes de faillite, il convient d’envisager la possibilité d’une procédure de faillite pour le débiteur. Selon le Code de commerce, un débiteur qui cesse de payer et dont le dossier de crédit est endommagé est en faillite. Dans le cadre de cette procédure, à condition que les actifs du débiteur soient absents ou insuffisants, il est possible de contester et d’invalider les opérations du débiteur réalisées avant l’ouverture de la procédure d’insolvabilité. Parmi ces opérations, il convient par exemple de noter : les opérations de transfert de biens meubles ou immeubles à titre gratuit, ainsi que les actions, transactions ou contrats, rémunérés ou gratuits, si la valeur de ce qui a été transféré par le débiteur dépasse largement la valeur de ce qu’il a reçu en retour ; tous les paiements sur les dettes non encore échues ; toute action ou tout paiement effectué par fraude contre des créanciers.
En outre, si le failli ou les dirigeants légaux et effectifs, liés ou non, visibles ou cachés, rémunérés ou non, qu’ils soient en fonction ou retraités de la société au moment de la déclaration de faillite, ont contribué à la faillite de manière grave et faute caractéristique, le tribunal a alors le pouvoir d’interdire à ces personnes d’exercer des activités commerciales directement ou par personne interposée, ou d’exercer les fonctions d’administrateur, de gérant, de commissaire, de commissaire aux comptes d’une société, d’une société agréée ou toute fonction similaire. La durée de l’interdiction ne peut être inférieure à un an et supérieure à vingt ans.
Si vous avez des questions ou avez besoin d’aide en matière de recouvrement de créances internationales au Luxembourg, notre société est prête à vous fournir notre assistance experte pour résoudre efficacement votre problème financier. Contactez-nous pour recevoir des informations supplémentaires et un soutien professionnel de nos spécialistes.
Nous analyserons et ferons des recommandations